8ème séance

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8ème séance

Message par Jeanne.W le Lun 4 Déc - 23:03

Le panthéon est une nécropole où sont enterrés les héros de la nation. Durant un procès, il est interdit de filmer à partir du moment où les juges entrent dans la salle, mais on peut faire des croquis et prendre des notes. Pétain entre au panthéon car il a été le héros de Verdun même s’il a collaboré pendant le régime de Vichy.
Les lois mémorielles sont des lois votées par le parlement, les députés Français : la loi Gayssot (1990) ; loi qui pénalise le négationnisme (le fait de dire qu’il n’y a pas eu d’assassinat des Juifs, etc.) ; loi qui reconnaît le génocide Arménien par les Turcs ; loi Taubira : loi qui assimile l’esclavage à un génocide ; loi qui reconnaît le rôle positif de la colonisation (loi votée mais non promulguée donc pas de valeur) ; loi qui pénalise le négationnisme pour les Arméniens.
Ce sont les pouvoirs publics qui organisent la mémoire. En France le gouvernement, le Parlement et le président de la République (Ve république). La mémoire est institutionalisée par la politique. Les députés par la loi écrivent l’histoire (ce qu’il faut en penser en quelque sorte). Problème car ils dictent ce qu’est l’histoire : la loi pénalise les gens qui raconte le contraire des lois. Cela pose le problème de la science, de la liberté d’expression. Loi Gayssot : moment où les programmes scolaires prennent en compte la Shoah, les gens commencent à prendre conscience de ce qu’il s’est passé. En parallèle il existe le négationnisme (principalement antisémites) ce n’est pas un courant scientifique. Il y a la montée de Le Pen qui est antisémite et l’émotion des provocations de Le Pen va faire voter les lois contre le négationnisme. Idée d’Honorer un certain nombre de victime et de condamner les gens dont les opinions sont choquantes et cela pose le problème de l’expression libre. Deux logiques dans les démocraties : liberté d’expression ou parler de tout mais avec des limites imposées.
La loi sur le génocide Arménien. Les Arméniens pendant la deuxième guerre mondiale se sont réfugiés en France, c’est le clientélisme. Le député élu par le groupe va voter les lois qui les arrangent. Il n’y a pas de reconnaissance du clientélisme en France car on ne distingue pas de minorité en France. Logique du lobbying.
La loi Taubira : c’est l’ex ministre de la justice mais elle était député de Guyane à ce moment. Elle pensait honorer les peuples de Guyane en reconnaissant l’esclavage comme génocide. Mais les députés peuvent-ils dire ce qu’est l’histoire ? Les experts du génocide ont posé une définition du génocide : un assassinat systématique des gens en fonction de ce qu’ils sont. L’esclavage n’est pas un génocide : on capture des gens pour les revendre, mais ce n’est pas la même chose que de tuer des gens même si l’esclavage a été très meurtrier. Une loi mémorielle qui se veut bonne empêche le débat : cela entraîne l’arrêt des loi mémorielles.
Les pieds Noirs déracinés sont présentés comme des méchants dans les livres d’histoire et veulent être reconnus comme victime. Il y a une rupture entre les pays donc les députés votent les lois pour reconnaître les bienfaits de la colonisation. Le bilan est assez négatif mais il y a des côtés positifs. Cette loi fait polémique elle est donc votée mais pas promulguée. Les députés acceptent de ne plus voter de lois mémorielles car elles posent des problèmes scientifiques, de liberté d’expression, d’histoire.


Mémoires de la première guerre mondiale.
La mémoire est un aspect de la grande guerre.
La première guerre mondiale est un traumatisme pour l’Europe qui détruit les structures de pays.
Il y a une mémoire privée : la souffrance individuelle, les blessures du blessé de guerre, et donc impossibilité de gagner sa vie : misère sociale. Il y a une mémoire publique qui va tourner autour du monument au morts, ce sont de monuments républicains, démocratique sur lequel on honore nominalement les morts de la commune. C’est un monument local. C’est un monument qui va prendre place à côté de la nouvelle mairie de la troisième République et l’école des garçons / filles de Ferry : monument républicain. Les monuments sont nouveaux, car avant on enterrait les corps le plus vite possible et ils étaient ensuite oubliés. Il y a aussi une logique démocratique car les noms ne sont pas écrits par grades. Cela permet d’avoir une mémoire de la guerre qui ne soit pas anonyme contrairement aux fêtes nationales par exemple. Il y a beaucoup de monuments aux morts qui ne sont pas que ça : il y a des plaques paroissiales avec « les morts de la paroisse ». Il y a des plaques par sociétés, par usines, par lieux de travail. Il y a le monument aux morts des Etudiants de l’université de Lille.
Le 11 novembre à 11h tous les ans il y a une cérémonie au monument aux morts il s’agit d’honorer les morts de la guerre avec les anciens combattants et les enfants. (Les enfants appellent les morts par une liste et les anciens combattants répondent « mort pour la France ».) (Mémorial de Plattini : mémorial pour la paix (trêve des Allemands et Français en jouant au foot..))
La tombe du soldat inconnu. Symbolique. Transfert d’un corps inconnu en-dessous de l’arc de Triomphe : on construit un culte de la mémoire ce corps représente tous les soldats inconnus du pays. Il y a des dizaines de milliers de corps dont on ne sait pas où ils se trouvent. Pour faire le deuil des familles qui n’ont pas de corp doivent le faire par le soldat inconnu. C’est un monument symbolique qui nourrit un culte national. (à Ypres on sonne la sonnerie au mort)
Les cimetières ils sont pensés en termes d’organisation de la mémoire. Les pays entretiennent les tombes des soldats avec l’argent de l’Etat et il n’y a pas de fin prévue. En fonction des pays les cimetières sont organisés différemment. En Angleterre il n’y a pas de transfert des corps. Les corps anglais restent en France et en Belgique. La Belgique et la France donnent des terrains à perpétuité aux canadiens et ils créent un jardin anglais du souvenir. Les anglais tiennent à ce que les corps soient près du lieu où ils sont tombés donc beaucoup de cimetières avec peu de gens. Les Français sont une logique de masse : toucher par l’importance du sacrifice donc nécropoles nationales et les corps sont regroupés. Les Allemands n’ont pas eu le choix de leurs cimetières car ils ont perdu la première guerre et sont tenus pour responsables de la première guerre mondiale dans le traité de Versailles. Ils n’ont pas le droit à la couleur claire pour leurs tombes et plantent des arbres dans leurs cimetières par nationalisme. Il y a des retours mémoriels assez forts par le centenaire et les célébrations qui sont organisées. Il y a le fait que les jeunes demandent des éclaircissements sur la mémoire de nos jours car il n’y a plus de lien direct (plus de témoins). On insiste sur des thèmes mémoriels qui ne sont pas vraiment des thèmes historiques. (anneau de mémoire à notre dame de lorette : œuvre mémorielle mais cela est actuel et non historique car les ennemis sont écrits côte à côte, on ne comprend plus ces notions militaires donc on fait des œuvres mémorielles).

Jeanne.W

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