8ème séance

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8ème séance

Message par Jeanne.W le Lun 4 Déc - 23:44

Parchemin inventé fin IIe siècle ou début IIIe.

Il y a une évolution du livre, de part la matière mais aussi technologique. Le volumen va évoluer et laisser place à un autre type de support. Il y a notamment le passage du volumen au codex. On pense que l'origine du codex, c'est l'usage de tablettes très probablement massivement employées dans la Rome antique et la Rome impériale. (tablettes de bois ou de cire.) on peut considérer qu'il n'y avait qu'une seule tablette ou plusieurs ce qui expliquerait l'invention du livre. Un poète (Martial) explique comment il dictait son texte à son secrétaire. Avant que n'existe le terme de codex il existe avant en Italie et en latin un autre terme proche qui est caudex. Le terme caudex signifie planchette c'est pour cela qu'on pense qu'il y a un lien entre les planchettes de bois reliées et le livre qu'on connaît aujourd'hui.
Le deuxième élément de l'invention du livre c'est la peinture retrouvée à Pompéi. On y voit une femme tenant un espèce depetit carnet composé de planchettes reliées sur lesquelles ont peut écrire. Il n'est pourtant pas choquant de voir cette représentation à une époque ou le volumen est le plus présent. C'est l'usage de ces planchettes qui va justifier l'appellation codex dans les années suivantes. On va progressivement passer de l'usage des planchettes, lourdes et difficiles à pratiquer : on va remplacer les planchettes par un matériel qui facilite l'écriture : le parchemin. On utilise le parchemin pour un usage plus scolaire. Le parchemin sert donc en guise de brouillon pour la prise de notes, pour de l'écriture qui ne présente que peu d'intérêt. C'est comme cela que le codex a été inventé. On a donc un support qui préexiste et qui évolue progressivement vers un type plus noble. Le parchemin va rentrer dans la société romaine par la base, sous une forme de mépris et pas par la forme d'un livre. Le parchemin est très vite relié à l'utilisation du codex comme le parchemin s'est lié avec la forme du volumen. En effet si le parchemin se prète bien au pliage des cahiers à l'intérieur d'une couverture, le parchemin se déchirerait.
En définitive, le codex va devenir une série de cahier de feuilles pliées que l'ont coud ensemble et qui sont reliés. (Aujourd'hui ils sont brochés, le brochage est très récent, pas de brochage avec du parchemin.) (connaître le vocabulaire sur le diaporama.)
Aujourd'hui les nerfs sur les livres sont des décorations principalement des livres de luxe. Dans l'antiquité ces excroissance sont utiles à la reliure : c'est l'endroit de la couture.
Au premier siècle de notre ère le codex existe déjà on pourrait déjà faire un livre comme maintenant mais la Rome impériale ne va pas s'emparer de cette possibilité. Il va falloir très longtemps pour que les élites romaines décide que le codex est vraiment un livre. Globalement, psychologiquement et culturellement le livre reste le papyrus en forme de volumen et même les écoliers se disent que le parchemin reste un format scolaire et se tourne vers le papyrus quand ils finissent leur formation. (C'est un format pour les gamins, en fait) Cela ne viendrait pas à l'idée pour les adultes d'utiliser du parchemin pour les supports livresque, le parchemin et la codex sont méprisés contrairement au papyrus et au volumen.
Ce qui va faire changer le support livresque c'est la religion chrétienne qui se répand. Auparavant les chrétiens étaient une secte persécutée parce qu'ils refusaient de reconnaître les dieux des autres (même d'une manière officielle puisque l'empereur romain était divinisé, donc c'était également un problème politique). Le christianisme est une des religion du livre (Bible) : pour pouvoir pratiquer la religion, on a besoin de l'appui de l'écrit. En ayant un succès grandissant dans la société romaine et pour pouvoir essaimer la religion, les chrétiens ont besoin d'écrits. Le problème est que le livre classique dans l'époque romaine est le volumen : fragile, encombrant, lourd, ce qui rend le transport du volumen compliqué. De plus le volumen ressemble à un livre : une des manière de repérer un chrétien est de repérer ce qu'il a comme contenu écrit donc se balader avec un livre est suspect donc on regarde ce qu'il y a dans le livre. En revanche le codex est plus léger plus petit et donc facile à dissimuler, et donc se prête au transport. Comme les chrétiens prônent la simplicité de vie etc. Le fait qu'il soit considérer comme un objet pour enfant n'est pas un problème car la bible est le livre du pauvre. On va donc commencer à utiliser le parchemin comme support d'écriture pour les livres sacré : utilisation marginale. C'est ainsi que lentement la société romaine va commencer à voir arriver un support de livre complètement différent de ce qu'elle utilise. Lorsque la Rome antique sera suffisamment christianisée, le livre sera le support normal, Les premiers textes sur codex sont donc souvent des textes du christianisme.
Le document du diaporama a été écrit sur du parchemin rouge (les traitements appliqués sont parfois utilisés avec des tanins pour colorer la peau.) Le document est extrêmement noble car sur le parchemin rouge on écrit en lettres d'or. Autre exemple de la bibliothèque vaticale : on a une bible en Grec (écrite en onciale). Côté latin il y a une bible du pays de Sangalle en Allemagne. Le dernier codex n'est pas un texte religieux, et il est plus récent. Il est différent des deux précédents car il est illustré. Le passage du manuscrit volumen au manuscrit codex a des conséquences sur les illustrations, la pratique de l'illustration est plus compliquée sur le papyrus que sur le parchemin, car la formation du volumen ne le permet pas de par la jointure entre les collemata. Le parchemin va être livré sans reliure et le secrétaire écrit avant de relier le livre. Cela permet une écriture confortable, puisque l'écriture est le dessin est moins confortable sur un long ruban comme le volumen plutôt que sur des feuilles maniable de parchemin. Dans un certains nombre de cas la valeur d'un codex sera liée à ses illustrations.
Le codex va mettre un peu de temps à s'imposer. (Tableau de R. Marichal : historien qui s'intéresse à la répartition de l'écriture sur codex ou volumen) Attention il s'agit de la répartition des exemplaires qui nous sont parvenus. Le passage progressif au codex va avoir des conséquences que l'on imagine pas lors du passage de l'un à l'autre car les conséquence se voient plus tard.
Si on fait le codex, le parchemin s'impose et donc moins le volumen est utilisé et donc moins on achète de papyrus. L'économie du papyrus dégringole et disparaît complètement. (Le papyrus en a même disparu, il n'en reste que des plantes proches)
On va pouvoir folioter (numéroter les pages) : le fait d'avoir plusieurs pages est qu'on va pouvoir les numéroter. (on peut désormais retenir le numéro de la page pour reprendre la lecture plus tard.) Si la foliotation est possible par l'invention du codex, d'autres outils peuvent être imaginés comme la table des matière. Cela apporte la possibilité de découper le texte de manière plus thématique. La manière d'écrire va évoluer à cause de ça. Autre outil : l'index : liste de mots considérés comme important dans le traitement de la thématique, associés au numéro de page où la notion est traitée.
On va pouvoir prendre des notes. Le volumen ne le permettait pas car il fallait le tenir à deux mains. On peut même imaginer consulter plusieurs ouvrages en même temps. Comme on peut prendre des notes, il devient moins important de retenir par cœur les documents qu'on consulte. Dans l'antiquité on prononce ça qu'on lit donc si on n'est plus obligés de retenir le codex, on n'est plus obligé de prononcer ce qu'on lit.
Le codex amène à la couverture. Au début on utilisait des planche de bois. Ensuite on utilise d'autre matériaux. Mais le développement de cette couverture va permettre d'écrire l'information : le titre... qui va faciliter le rangement. Il ne seront malgré tout utilisés que très tard et ne s'affirmeront de manière systématique qu'au moment de l'imprimerie. L'imprimerie systématisera beaucoup de chose.

Le codex s'impose dans une société payenne mais qui va progressivement se christianiser et cela va imposer sa vision du livre à la société romaine. Mais au cours des Iers siècles de notre ère, le territoire occupé par Rome est à son apogée. C'est important car au moment ou Rome est a son apogée, ce qui permet de conserver son pouvoir et qu'on impose la pax romana : paix romaine, corpus de loi qui fonctionne de manière homogène et il y a une force d'occupation qui fait respecter ces lois. Cela se maintient de manière assez globale du règne d'Auguste à la mort d'Adrien. Après sa mort les choses se gâtent et la paix romaine sera progressivement brisée et les autorités ont de plus en plus de mal à contenir la paix romaine. Ceux de l'extérieur viennent sur le territoire de manière pacifique ou moins pacifique. Cela entraîne une réduction des frontières. Cela va avoir des conséquences sur le fonctionnement du livre qur les pillards peuvent déclencher des incendies. Il y a la partie volumen qui brûle tout de suite et les parchemins ne brûlent pas. En réalité, lors d'une invasion barbare, le fonctionnement du livre va changer. On se rend compte que le codex n'est pas si mal car il permet de préserver les documents lors d'invasions, et le potentiel de conservation de savoir du codex est plus important que le volumen. Mais au bout de 300 ans d'utilisation du codex on se rend compte que le papyrus est plus fragile et a déjà été recopié plusieurs fois par rapport au volumen qui est le même depuis. On a depuis l'invention du parchemin jamais rien inventé de plus efficace en terme de support d'écriture. Ces circonstances de plus en plus incertaines dans l'empire romain à une autre conséquence : les pillages, les incertitudes politiques et militaires entraînent des incertitudes de livraison du papyrus : on préfère le parchemin produit localement car les livraisons de papyrus sont incertaines et plus chères.
On va rencontrer une rupture, une disparition, une inaptitude du volumen à perdurer et à coexister avec le codex, ce qui va être une raison supplémentaire à la disparition des documents. Majorité de documents de l'époque ne nous sont pas parvenus car ils étaient écrits sur des volumens. Une raison supplémentaire qui explique la perte d'un certain nombre de texte : c'est que lors d'un saut technologique il y a ceux qui sont adaptés et survivent et ceux non adaptés périssent. (exemple des cassettes audio qui ne sont pas passées au vinyles : si il n'y a pas volonté de transférer sur un support numérique, aujourd'hui le document est perdu, car il n'est pas correctement lisible, les chanteurs et producteurs qui n'ont pas fait le saut technologique sont disparus.) C'est a même chose pour les livres : les volumens qui n'ont plus été recopiés ont été jetés ou ont disparu.

Lien du christianisme au monde du livre.
Le monde chrétien va assurer la survivance de tout un tas de texte de la Rome antique. Il faut être conscient que le monde chrétien va évoluer entre un intérêt concret pour le monde du livre et tout un tas de gens vont considérer que le livre c'est mal. (polarité de chrétien qui disent que le livre est bien si c'est la bible et de l'autre que le livre c'est mal qui ne sont pas chrétiens)

Jeanne.W

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