Chapitre 2 (partie I, partie II manquant et Partie III)

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Chapitre 2 (partie I, partie II manquant et Partie III)

Message par Jeanne.W le Jeu 14 Déc - 22:44

J'étais absente lorsque la prof a fait la deuxième partie de ce chapitre, du coup si quelqu'un peut la poster sur le forum ce serait cool Smile


Introduction au sciences sociales
La socialisation
I. Définitions
1) Socialisation
On peut dire que la socialisation correspond au processus par lequel les individus intériorisent les valeurs et les normes qui prévalent dans la société dans laquelle ils évoluent.
Elle se définie aussi par ses effets et on considère en général qu’elle en a deux principaux :
Elle contribue à l’équilibre social en permettant à chaque individu de s’inscrire dans son cadre social. Elle est ce qui permet à chacun de s’adapter à la vie en société. Cette vie en société elle suppose que dans une certaine mesure les individus connaissent et respectent l’essentiel des valeurs et les normes collectivement admises.
Le processus de socialisation fait qu’il contribue aussi à la construction par les individus de leur identité personnelle. S’intéresser à la socialisation s’est aussi se demander comment la société construit les individus ou quels sont les processus sociaux à travers lesquels nous devenons ce que nous sommes.
2) Valeurs, normes et cultures.
Les valeurs : ce qui permet de définir ce qui est bien et ce qui est mal. Dans une société les valeurs définissent les idéaux communs dans une société particulière. Ces valeurs font référence à différentes sources morale, philosophique, politiques, religieuses. Il y a très peu de valeurs universelles, certaines valeurs ne sont partagées que par certaines civilisation, groupes sociaux… Il existe des valeurs implicites et des valeurs explicites (ex : déclaration universelle des droits de l’hommes. Elle formalise les valeurs de la société) La plupart des valeurs sociales ne sont pas explicites elles ne sont pas écrites ni affichées mais peuvent avoir un poids aussi importantes quelles valeurs explicites. Ces valeurs se traduisent en normes.
Les normes traduisent les valeurs de façon à codifier les comportements. Les normes fixent les façons de se comporter pour respecter les valeurs. Les normes fonctionnent comme des contraintes sociales, la société est régie par un ensemble de normes qui visent au respect des valeurs communes. Elles encadrent les comportement individuels et collectifs de façon à respecter les valeurs. Elles sont de différentes nature : il y a des normes juridique (lois, règlement…), ce qui relève des mœurs, les usages collectivement admis. De la même façon que les valeurs ne sont pas toutes codifiées, certaines normes sont implicites. Les normes doivent donc être repérées et comprises par les individus au cours de leur socialisation. Si les normes constituent des contraintes sociales, c’est parce qu’elles imposent ou encouragent certains comportements, certaines façons d’être, de penser, et ces normes de la même façon interdisent ou rendent difficiles certains comportement… Les normes encadrent fortement la conduite des individus de façon à ce qu’elles correspondent aux valeurs dominantes. Les personnes qui ne respecteraient pas ces normes dominantes recevraient des sanctions. Les transgressions aux normes sociales sont toujours sanctionnées. Les écarts par rapport aux normes dominantes sont appelés les déviances. Ces sanctions ont une gravité variable, mais il existe toujours une forme de stigmatisation des déviants. Différentes institutions, différentes instances exercent sur les individus une forme de socialisation pour permettre aux individus d’acquérir les valeurs et les normes dominantes. Ces instances jouent un rôle de contrôle social en organisant un système de sanction vis-à-vis des déviants.
Les systèmes de valeurs et de normes constituent ce que les sociologues appellent une culture. Ces cultures sont différentes dans le temps et l’espace, il y a autant de cultures que de société. Les groupes sociaux possèdent en général leur propre sous-culture, c’est-à-dire leurs propres valeurs et leurs propres normes. Ces sous-cultures peuvent s’inscrire comme des composantes de la culture dominante de la société, qui adhèrent à la culture commune. Il existe des sous cultures qui s’opposent à l’essentiel des valeurs communes, on appelle ça des contres cultures. Ces systèmes de contre cultures peuvent se retrouver en marge de la société mais ils peuvent essayer de contourner le système de valeur dominant en le transformant. Ces cultures sont plus ou moins rigides cad qu’il existe des sociétés tolérantes ce sont des sociétés qui laissent une place importante à la diversité des valeurs, qui n’imposent pas de sanctions trop lourdes en cas de non-respect des normes. Ces sociétés tolérantes permettent aux individus de s’inscrire dans la culture dominante tout en préservant des marges de libertés.
II. Effets et temporalités de la socialisation



III. La socialisation familiale
1) Une transformation du lien familial
La forme du lien familial s’est transformée sous la pression de la démocratisation et de l’individualisation de notre société. Aujourd’hui l’engagement au sein de la famille n’est plus une obligation. La famille n’est plus aujourd’hui la communauté à laquelle il appartenait. Désormais, l’engagement de l’individu dans le collectif familial se fait dans des moments qui sont davantage choisis. Lorsque le couple parental ne parait plus satisfaire aux aspirations des individus, la famille moderne admet la rupture du mariage. Cette tendance à l’émancipation des individus a pu faire l’objet d’une interprétation négative. L’individualisme prendrait la forme d’une logique ou l’emporte l’égoïsme, la recherche du plaisir immédiat au détriment de la construction d’un lien solide dans la famille. « Individualisme négatif » Robert Castel : c’est-à-dire un processus de désaffiliation des collectifs, et négatif car on aurait perdu quelque chose car la famille s’inscrivait dans un système de protection collective. La famille perdrait sa fonction d’institution créatrice de lien, de solidarité, pour devenir essentiellement un instrument au service de l’individu hédoniste. Un des symptômes de cette mutation est la fragilité du couple.
La remise en cause de l’autorité : la démocratisation de la famille s’accompagne d’une remise en cause de l’autorité : l’autoritarisme du père semble passé de mode. (« Le nouvel esprit de la famille « Attias-Donfut, Lapierre, Segalen) Cette enquête conclut à l’effacement du père autoritaire, les personnes interviewées reconnaissent la nécessité d’inculquer des valeurs morales mais insistent sur le fait que l’éducation doit viser à l’épanouissement de l’individu, à développer son imagination, de sa créativité et de sa responsabilité. Un des points importants de l’éducation est qu’il faut réussir à construire l’autonomie des jeunes. Dans la pratique les 3/4 des parents reconnaissent donner une éducation souple, tolérante à leurs enfants. Les auteurs en concluent que le rôle de parent n’est plus associé à l’exercice de l’autorité. La remise en cause de l’autorité a conduit certains auteurs à la thèse d’une société permissive et les parents n’inculqueraient plus de valeurs. Sans aller jusque-là on constate malgré tout que les parents comme les enfants ont intériorisés ce rapport à l’autorité. L’idée d’une autorité toute puissant serait dépassé. L’autorité est davantage une pratique centrée sur la négociation. C’est davantage une autorité qui se légitimise par l’expérience.
Quant aux conséquences de l’émancipation des femmes c’est une conséquence de la démocratisation de la famille. L’idée d’égalité des sexes a progressé dans les esprits, c’est notamment par l’accès de plus en plus fréquent à l’emploi notamment salarié que les femmes ont gagné leur émancipation et donc une valorisation de leur statut. Aujourd’hui plus de 80% des femmes de 25 à 49 exercent une activité professionnelle ou en cherche une, elles étaient moins de 20% il y a 25 ans. Il est vrai que les femmes restent plus vulnérables au chômage et au temps partiel notamment à ce qu’on appelle le temps partiel subi. De plus en plus fréquemment, les deux conjoints mènent une vie active. Ce temps consacré au travail entre en concurrence avec le temps familiale, que ce soit le temps consacré à la vie de couple ou le temps consacré aux enfants. Les nombreuses études ont montré que la volonté de mener à bien une carrière professionnelle pour les femmes se traduit par une mise entre parenthèses de la vie familiale, ainsi les femmes qui atteignent des postes à responsabilités ont tendance à se marier plus tard, à faire des enfants plus tard et à rester plus fréquemment célibataires. Cette émancipation des femmes s’est faite en parallèle à la mutation du couple et à la promotion d’une nouvelle forme de famille, on a assisté à une désinstitutionalisation de la famille marquée par le déclin du mariage. Les couples non mariés sont de plus en plus nombreux, le mariage n’est plus un passage obligé comme le montre le nombre d’enfants nés hors mariage. (Plus de 4/10). L’institutionnalisation de la famille était caractérisée par la domination masculine et l’indépendance des femmes. L’émancipation des femmes s’accompagne d’un moindre besoin de stabilité du couple et la famille devient incertaine. (Exemple de Louis Roussel « famille incertaine ») un des signes de la famille incertaine et l’augmentation des divorces par rapport à la diminution des mariages. Les divorces se font en majorité par consentement mutuels des conjoints. En moyenne 4/10 mariages se concluent par un divorce et 4/10 mariages durent mois de 10 ans. Cela conduit à l’émergence d’une nouvelle forme de famille, qui prennent une place plus importante dans le paysage familial. Les familles monoparentales sont de plus en plus nombreuses : 20% des familles avec enfant. Elles ne sont plus caractérisées par un décès mais sont davantage le fruit de choix individuels ou d’instabilité du couple. Les familles recomposées dues aux remariages. Le débat porte sur la capacité de cette famille plus instable à permettre aux enfants de construire leur identité et de structurer leur personnalité. Les arguments déployés ont souvent été de nature idéologique, entre ceux qui défendent la cellule familiale traditionnelle et ceux qui défendent l’émancipation de l’individu. Certains travaux de recherche commencent toutefois à porter sur le sens de l’affiliation dans notre société et à mesurer de manière plus objective les conséquences de ces mutations familiales sur les enfants. (Paul Archambault Smile à Partir d’une enquête de l’INED il cherche à montrer qu’il y aurait une corrélation entre la trajectoire scolaire des enfants et la situation familiale. Quel que soit le milieu social d’origine, quel que soit le niveau de diplôme de la mère, la réussite scolaire et amoindri chez les enfants dont les parents sont séparés contrairement à ceux dont les parents sont unis. Hypothèses : Les ressources économique sont parfois amoindries, une situation qui peut devenir conflictuelle entre les enfants et les parents qui pourraient créer des conditions défavorables à la réussite scolaire.
Le fait que la famille n’est plus qu’une instance de socialisation parmi les autres traduit aussi de la fragilisation de la socialisation familiale. La famille subirait plus facilement la concurrence d’autres instances de sociabilisation, comme l’école, les groupes de pairs et les médias come la télévision ou internet, deviendraient plus influent. Sébastian Roché : il a montré que le jugement des pairs a souvent plus d’importance que le jugement des parents dans la propension à adopter tel ou tel comportement. En particulier il montre que c’est particulièrement fort pour les comportements incivils ou délinquant. De façon plus générale, l’identité des jeunes se forge en partie dans l’interaction avec d’autre jeunes : dans le cadre de la sociabilité amicale. Les jeunes passent de plus, de plus en plus de temps devant internet, or, ces médias ne sont pas que des divertissements : ces médias véhiculent des messages et des modèles que les jeunes intériorisent. Il faut rester prudent sur ce point car plusieurs recherches ont prouvé que la transmission de ces messages n’est pas que passive (Lazarsfeld) Ils interprètent à leur façon les messages reçus. Ils filtrent les messages à travers les discussions avec leur entourage. Ils vont confronter les messages médiatiques aux normes et aux valeurs qu’ils ont déjà intériorisées. Il y a donc pluralité des messages auxquels sont confrontés les individus. L’identité des individus ne se construit pas uniquement à partir des rôles qui seraient intériorisés lors de l’enfance dans le cadre de la famille.
2) Une socialisation familiale qui s’opère autrement.
La socialisation familiale est encore existante mais elle s’opère autrement. Certains sociologues défendent une thèse de la crise familiale mais d’autres proposent une interprétation plus optimiste. Certains vont notamment rejeter la thèse de l’individualisme négatif, c’est le cas de François de Singly (« libres ensemble ») Il montre dans son ouvrage que l’individualisme ne dégénère pas nécessairement en une logique de l’égoïsme hédoniste, il existe un individualisme altruiste (idée que si l’individu est individualiste, il n’oublie pas les autres malgré tout). Parce qu’il y a la construction de soi qui implique l’interaction avec les autres, et la reconnaissance d’un autre. Il souligne alors l’importance de la cohabitation, c’est-à-dire du fait de vivre ensemble dans un espace partagé. Pour lui le partage d’un monde commun implique d’apprendre à vivre avec et donc à respecter l’autre. Ce vivre avec il implique d’activer des compétences sociales qui permettent aux individus, aussi bien de négocier l’usage des choses, les moments de liberté, comme les moments de vie en commun, c’est vrai aussi bien au niveau du couple que dans la relation parent-enfant. Il parle d’une socialisation par frottements : c’est ce processus d’apprentissage dans la vie commune, de la sensibilité aux autres qui permet à l’individu d’ajuster ses comportements aux attentes, aux aspirations des autres sans renoncer à être soi-même. La sociabilisation par frottements prépare des individus libres et capables de vivre ensemble. Il montre que les familles disposent d’une palette de stratégies pour socialiser les enfants, à la fois dans l’objectif de construire leur autonomie et en même temps de leur inculquer des valeurs altruistes. Par exemple les familles qui choisissent de faire vivre les enfants à plusieurs dans une même chambre, de créer une salle de jeux commune : l’enfant est incité à développer son individualité tout en apprenant à vivre avec, à partager.
On pourrait multiplier les exemples qui montrent que la famille a encore un rôle important dans la construction des individus. Ici on prend l’exemple des pratiques de lecture des français (années 2000) elles montrent que l’exemple parental reste le déterminant essentiel dans le rapport à la lecture qu’entretiennent les individus. Le milieu familial n’est pas neutre, la sociabilisation familiale n’est plus l’imitation des modèles de génération plus anciennes. La socialisation met en jeu des influences multiples. La famille demeure aujourd’hui encore un point d’ancrage fort pour les individus, en témoigne le fait que les manifestations de solidarité familiales restent fortes aujourd’hui. La famille peut être vue comme recréant une communauté au sein d’une société de plus en plus individualiste.

Jeanne.W

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