6ème séance

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6ème séance

Message par Jeanne.W le Lun 4 Déc - 23:37

Le secrétaire tente de prendre les notes mot à mots pour respecter non seulement la pensée mais aussi le style de l'auteur.
Pas de droit d'auteur dans l'antiquité, une fois que l'on reçoit le livre, on peut en faire ce que l'on veut.
La plupart des commanditaires sont eux-mêmes des éditeurs ou des gens qui veulent commercialiser l’œuvre.
Le libraire ou l'éditeur se charge à la fois de l'édition, de la fabrication et le la distribution du livre.

La bibliothèque d'Alexandrie contenait 500000 livres à son apogée et visait à rassembler tous les ouvrages possibles, c'est le museion. Et un autre espace était consacré à la religion, la philosophie et la métaphysique, il s'agit du serapeion qui conte,ait une 40aine d'ouvrages.
La particularité des bibliothèques antique est que la bibliothèque n'est pas qu'une bibliothèque. Si Ptolémée Ier et ses successeurs continuent à travailler sur le développement ce n'est pas que pour collecter des livres mais cela leur sert de vitrine à leur puissance et de légitimation de leur pouvoir. (Il leur apporte un syncrétisme entre la civilisation grecque et égyptienne par l'architecture, le savoir, et la culture. Le serapeion joue un grand rôle dans ce lien.) C'est une justification du pouvoir que le pharaon Grec exerce. On parle beaucoup de la bibliothèque d'Alexandrie dans la culture des bibliothèques mais on en parle aussi dans le domaine publique et pourtant, elle n'a pas toujours existé. Les 500000 ouvrages disparaissent lorsque Jules César décide de conquérir l'Egypte pour montrer qu'il est le plus fort. Lors de ses conquêtes des incendies se déclarent dont un dans le museion de la bibliothèque d'Alexandrie. Jules César conquiert Alexandrie et Cléopâtre s'offre à César. Lorsque César meurt elle se retrouve de nouveau reine d'Egypte et doit de nouveau affronter les Grecs. Elle est sous la tutelle de Marc Antoine qui est triumvir à l'époque. Cela pose des problèmes avec les autres triumvirs car il est déjà marié à Octavie. (Dans une autre version, Cléopâtre aurait poussé Marc Antoine à prendre le pouvoir seul). Cela les pousse à faire la guerre entre Marc Antoine et Octave et MA meurt. Avant la défaite de MA Cléopâtre a eu le temps de demander réparation pour la destruction de la bibliothèque. Ce dernier n'a ni la puissance ni les moyen mais comme il règne sur le côté oriental, il fait transférer le contenu d'une bibliothèque vers Alexandrie. (Contenu de la bibliothèque des Atalides à Pergame. Elle est plus petite environ 200000 ouvrages.) Au cours de l'histoire d'autres incendies et guerres vont entraîner le déclin de la bibliothèque. Les chrétien se rendant compte que les ouvrages parlaient des dieux païens, il incendient la bibliothèque.
La bibliothèque des Atalides avait le même but que celle d'Alexandrie mais elle avait également utilité de centre de recherche, et de formation. Elle servait à justifier le pouvoir du Roi Atale. Ensuite toutes les grandes villes autonomes vont développer leurs propres bibliothèques dan un but de recherche et de formation.
Il y a de différences entre les bibliothèques antiques et modernes, notamment, elles ont besoin de vivre et d'une autonomie financière à l'époque alors qu'aujourd'hui elles sont financées par l'Etat. Dans l'antiquité elle ne sont pas au dervice de la population et donc n'ont pas d'institution publique comme maintenant. Elles doivent obtenir des exemplaires en les achetant ou dans les bibliothèques antiques, en copiant des livres. Les bibliothèques antiques ont des ateliers de copistes qui ont pour mission de recopier les livres usés pour les garer en bon état. Leur atelier de copiste permet de vendre des exemplaires de livre ce qui leur constitue une grande partie de leur revenus. Les bibliothèques antiques constatent qu'il y a un problème au fait de recopier des livres : l'éditeur a copié plusieurs fois l'archétype, cela créé des fautes et chacune de ces copies sont à nouveau recopiées et dans chacun de ses ouvrages recopié il y aura les fautes de la premières copie plus les nouvelles erreurs. Il fil des recopiages, le livre n'a plus beaucoup a voir avec le livre original. Les bibliothèques s'en rendent compte : elles cherchent les archétypes mais s'il est trop ancien il est peut être détruit ou disparu. Dans ce cas on compare des textes qui ne sont pas recopiés du même texte pour supprimer les fautes et de se rapprocher de l'archétype. La bibliothèque d'Alexandrie est reconnue encore à l'heure actuelle car elle avait le fond documentaire le plus important mais surtout parce qu'il était le plus pure de part ces stratégies. Le texte proche de l'archétype ne servira QUE pour les copies et lorsqu'il s'abîme, on recompose un archétype.

César décide de créer la première bibliothèque publique à Rome en voyant la perte que représente l'incendie de la bibliothèque d'Alexandrie mais il n'y parvient pas car en -44 il est assassiné. C'est en -39 que Asimus Polion reprend l'idée de César et créé la première bibliothèque publique à Rome. La différence entre Alexandrie et Rome c'est qu'en Orient ce sont des bibliothèque de centralisation, une vitrine de pouvoir. Mais Rome est déjà la puissance du monde donc Rome a une autre philosophie, la bibliothèque n'est plus un centre idéal de concentration du pouvoir mais devient comme une école. Il faut que chacun ait une connaissance suffisante pour que le plus grand nombre de citoyen sache comment faire fonctionner l'empire. C'est nécessaire pour un bon administratif de l'empire. Dans l'empire romain, plus de la moitié de la population était capable de lire.
Entre ce qui a été écrit dans l'antiquité et aujourd'hui il y a d'énormes pertes qu'on ne peut évaluer que par ce qui nous reste et les témoignages écrits. Il y a à l'époque classique, 4 auteurs de tragédies Grecs qui nous sont parvenus (Echille (70 pièce écrites, 7 seulement éditées aujourd'hui), Sophocle (123 écrites, 7 éditées), Euripide (63 écrites), Arictophane (40 comédies produites, 11 conservées)). Dans l'antiquité le genre littéraires de l’anthologie est très populaire. Dans ces textes des morceaux de texte d'autres auteurs sont cités. La plupart des citations de ces anthologies conservent des textes d'auteurs dont on n'a rien retrouvé aujourd'hui alors qu'ils étaient assez important pour être cités.
Il y a plusieurs raisons de ces disparitions d'exemplaires : des fanatiques qui détruisent ce qu'ils ne cautionnent pas, à cause de la censure (le pouvoir en place peut décider d'empêcher de publier des ouvrages), les auto-da-fé ; le recopiage de l'archétype prend un temps fou, ce qui signifie qu'il y a très peu d'exemplaires du même livre, donc parfois il n'y a pas la masse critique permettant la conservation des ouvrages ; le livre se présente sous la forme du volumen et lorsqu'il change de forme, beaucoup d'exemplaires ne sont pas recopiés sous la nouvelle forme, entrainant la disparition de ces œuvres.





Paléographie

C'est la science qui s'intéresse aux anciennes écritures. Il existe un rapport entre les écritures anciennes et les supports et outils qu'on utilise pour les pratiquer.

La plus anciennes écriture dont on ait des témoins en Egypte sont les hiéroglyphes. C'est parce qu'elle se développe sur support monumental qui se conserve beaucoup mieux que les autres supports. Ces écritures sont extrêmement figuratives, elle est anguleuse et rectiligne, cela s'explique par la simplicité de cette forme pendant la gravure. C'est une écriture sacerdotale. Ce type d'écriture fonctionne sur support monumental et sur gravure, mais il existe à cette époque des témoins d'une autre forme d'écriture, comme le hiératique, sur support papier, elle a longtemps été considérée comme distincte du hiéroglyphe mais le hiératique découle du hiéroglyphique. C'est une méthode d'écriture plus rapide et plus coulée, car on a tendance à vouloir écrire en allant plus vite et à lever le moins possible le stylo naturellement. Cette écriture est utilisée par la suite pour l'usage habituel plutôt que sacerdotal ce qui entraîne l'écriture démotique. Il y a une simplification de plus en plus importante qui va découler sur un certains nombre de difficultés.
L'écriture hiératique est plus compacte que le hiéroglyphique et n'a plus grand chose à voir. Le démotique est plus serré et plus attaché. (Ensuite le copte découle du démotique et de l'alphabet grec). La tendance naturelle est d'avoir une écriture cursive, on soulève le moins possible le crayon de la feuille et on écrit plus vite, et on a un besoin que l'écriture soit lisible pour recopier les livres. L'alphabet ionien est le plus proche de notre alphabet moderne.
La stèle est un boustrophédon : c'est une stèle dans laquelle on change le sens de lecture dès lors que l'on change de ligne. Il faut donc beaucoup de temps pour qu'il y ait une normalisation du sens de lecture.
Sur le papyrus grec, on s'approche de plus en plus d'une écriture cursive. On va donc progressivement faire en sorte de simplifier l'écriture pour rendre les document interprétable et lisibles. (avec l'onciale). On constate que même si on rend les choses plus lisibles il y a des caractères qui ne parlent pas au lecteur. En grec, la séparation entre les mots n'est pas normalisée, ils seront représentés ensuite par les espaces ou parfois des points. Les fautes sont corrigées ensuite à la relecture donc il y a des petit caractères. Quand on arrive au bout de la ligne et qu'il faut que la pagina soit bien justifiée on coupe le mot au milieu en passant à la ligne (il coupe dès qu'il y en a besoin).

Jeanne.W

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