5ème séance

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5ème séance

Message par Jeanne.W le Lun 4 Déc - 23:34

On pense que le début de l’écriture sur le papyrus est aux alentours de -2500-(-3000).
Le papyrus est produit exclusivement en Egypte et ne peut être cultivé que là, cela signifie que l’Egypte est le seul fournisseur de papyrus mais la commercialisation du papyrus ne se fait pas qu’en Egypte.
Le volumen en papyrus est un livre au même titre qu’un E-book, au même titre qu’un livre de poche papier.
Le papyrus rencontre une difficulté de conservation du papyrus en dehors de l’Egypte, à cause du climat. On a donc retrouvé des papyrus surtout en Egypte, mais ne sont pas tous des livres Egyptiens, la plupart des livres retrouvés sont écrit en Grec, ou en Arabe.
Tous les documents un peu officiels régissant la vie de tout le monde, nécessite du papyrus, ce qui signifie que l’Egypte a le monopole non seulement livresque mais aussi de tous les supports documentaires.
Ce sont principalement les religions Egyptiennes qui possèdes les cultures de papyrus et les ateliers. Il y a beaucoup de temples en Egypte, qui vénèrent plusieurs dieux, cela a créé une forme de concurrence d’un point de vue commercial.
Il existe aussi des ateliers de copie dans les temples, c’est une idée de génie car ils peuvent véhiculer la croyance pour laquelle il faut croire si on veut atteindre le paradis. Il fallait commencer à enterrer les morts avec un livre des morts. Ils produisaient donc des livres des morts en série (plus ou moins ornés en fonction des ressources dépensées) qui permet aux religions de s’enrichir. Le monopole de l’Egypte sur le papyrus est partagé par les religions.
Aux environs de 330, Alexandre le Grand veut conquérir le monde, et déploie des armées un peu partout et l’une de ses étapes est l’Egypte, qu’il conquiert. Il ne fait qu’y passer (1 ans ou 2) et laisse un de ses généraux qui reste en tant que gouverneur. Il meure peu après et le gouvernement n’est pas très ancré donc le gouvernement vole en éclat, car tout le monde veut reprendre le pouvoir. Le territoire d’Alexandre se morcèle donc, et il se passe la même chose. Le gouverneur veut garder la Grèce et l’Egypte et ne parvient qu’à garder cette dernière. Il se proclame ensuite Roi Ptolémée Ier Sôter. (Sôter = sauveur) (Et son fils se fera appeler pharaon, il sera le premier pharaon Grec qui règne sur l’Egypte.) C’est Ptolomée Ier qui a lancé la construction du phare d’Alexandrie. C’est également lui qui a installé un monopole royal du papyrus plutôt que religieux.
Les pharaons se succèdent jusqu’à Ptolémée XIII qui est le frère et le mari de Cléopâtre. Ce mariage lui permet de devenir reine d’Egypte, elle élimine ensuite son mari pour rester reine d’Egypte unique. Alexandrie est conquise en -47 avant notre ère par Jules César qui installe une tutelle romaine. Cléopâtre s’offre en tant que reine d’Egypte pour éviter une domination de l’Egypte, et qu’elle puisse continuer à régner. Après la mort de César, Octave prend le contrôle de l’Oust de la Méditerranée et Marc Antoine, l’est. Cléopâtre réitère son offre auprès de Marc Antoine, et cela trouble la paix entre Octave et Marc Antoine. Marc Antoine perd la guerre, Marc Antoine et Cléopâtre se suicident, ce qui permet à Octave de régner sur l’Egypte. Il règne sur le pays à titre personnel et pas au nom de la République romaine, et devient donc dictateur à vie. Cela lui permet de s’emparer des richesses du pays et d’acheter des gens de pouvoir qui règnent sur le territoire, et d’installer des gouverneurs un peu partout sur le territoire pour installer le même pouvoir sur tout le territoire. Pour cela il faut pouvoir écrire, donc Octave prend le pouvoir complet sur le papyrus pour approvisionner son territoire romain qui deviendra plus tard son empire.
Voir schéma de l’édition moderne dans le diaporama.
(Aujourd’hui). L’auteur produit le document sous commande ou par concrétisation de ses idées à l’écrit. Il propose ensuite ce document à l’éditeur. Celui-ci fait une sélection et discute avec l’auteur pour que le document soit le mieux possible. Il faut ensuite le commercialiser mais avant il faut le dactylographier le mettre en page, qui forme une maquette que l’on va produire : imprimer et mis en forme. On peut donc le revendre aux lecteurs.
La chaîne du livre à l’époque n’est pas la même. Le premier acteur est l’auteur mais celui-ci n’écrit pas lui-même. L’écriture est un travail physique, pénible et salissant. Ils dictent donc le texte à un secrétaire. Il doit écrire le texte tel que l’auteur lui dicte (sur des tablettes de cire ou en bois peint ou on écrit à la craie). Les secrétaires devaient être assez compétent pour écrire tout le texte mot à mot sous la dictée de l’auteur. Le système romain crée des abréviations pour pouvoir écrire aussi vite que la dictée. Mais certains textes ne pouvaient pas utiliser ce système (poésie, …). Ces tablettes constituent une forme de brouillon appelé schedula. On doit y retrouver le texte tel que l’a dicté l’auteur. Cette schedula permet à l’auteur d’améliorer son texte. Lorsque le texte convient à l’auteur, la schedula est retransmise au secrétaire qui va commencer à la recopier au propre sur un volumen. Dans un certain nombre de cas cela permet de réduire tous les intermédiaires. Cela permet de passer directement de l’auteur au lecteur puisqu’il a apporté toutes les modifications. Ce n’est pas le seul mode de fonctionnement de l’édition du livre à l’époque mais c’est une des solutions. Le premier volumen qui est produit directement par le recopiage de la schedula s’appelle un archétype. Une fois que le travail est effectué par l’auteur n’est pas fait simplement pour son plaisir mais en partie parce qu’il va en retirer quelque chose (de l’argent, de l’honneur…). Mais la plupart du temps l’auteur écrit sous un commanditaire est donc la plupart du temps l’archétype est destiné au commanditaire. Mais l’auteur peut toujours faire des modifications dans la schedula et réaliser un autre volumen dont il sera plus satisfait que de l’archétype. On appelle cela des variantes d’auteur : versions différentes d’un même texte. Dans l’antiquité, il n’y a pas de droits d’auteur, l’œuvre ne lui appartient que parce qu’elle lui est rattaché et elle ne lui appartient plus quand l’archétype est donné au commanditaire. Le seul revenu de l’auteur est le revenus qu’il retire de l’archétype. Si le commanditaire le copie et le commercialise, l’auteur ne touchera pas d’argent dessus. L’auteur est en partie son propre diffuseur il le diffuse à un commanditaire mais peut décider de faire copier son texte et de le diffuser son texte, mais l’auteur ne dispose généralement pas d’assez de personnel pour copier plusieurs livres. L’auteur peut avoir une diffusion de son texte par la lecture publique : il lie ou fait lire par un acteur son texte. Cela se fait généralement sur un poème qui est scandé et mis en musique généralement. Les auteurs faisaient connaître leurs œuvres en le lisent devant un public qui pourrait être intéresser. Cela leur permet de se faire connaître et de trouver plus facilement des commanditaires. Les auteurs peuvent garder un exemplaire de leur livre à but privé. Cette copie peut être loué par quelqu’un qui voudrait en faire une copie.
Dans l’antiquité il n’y a pas de production du livre par un éditeur qui décide de faire plusieurs copies d’u livre en se disant que le livre va marcher, car cela coûte trop cher et prend trop de temps. On attend la demande du client, qui paye la moitié avant et la moitié après, à l’époque, la librairie est un petit organisme avec des copistes qui répondent à la demande. Ce qui marque la différence entre un libraire est un éditeur est la taille : le libraire possède quelques copistes et quelques textes et travaille localement et un éditeur est plus ancré il travaille avec beaucoup de copistes et n’attend pas toujours la demande, il travaille sur plus de territoire, pas seulement localement. Les librairies sont des échoppes qui sont devenues communes vers -350, et vers 550 des libraires sont déjà installés avec une forme d’économie du livre. A Rome le marché du livre est un peu plus tardif, environ 200 ans plus tard, a Rome on industrialise plus, il y a donc plus d’éditeurs que de libraires. Des grands auteurs parlent donc des éditeurs dans leurs textes, notamment Sicéron qui écrit des lettres à son éditeur (« lettres à Atticus ») et Horace qui exprime son ressentiment envers les éditeurs qui s’enrichissent plus que lui : l’auteur devient célèbre, et l’éditeur riche.
Dans l’Antiquité, il existe aussi des bibliothèques. La plus célèbre est celle d’Alexandrie. Ce n’est pas une bibliothèque Egyptienne même si elle se trouve en Egypte puisque c’est Ptolémée Sôter qui la met en place (Grec). Il faut attendre 500 ans d’histoire du livre pour voir naître les bibliothèques. C’est un moyen pour le roi d’assoir son pouvoir. Il utilise l’information pour justifier sa présence au pouvoir. La bibliothèque d’Alexandrie est en fait un centre culturel dans lequel il y a de la culture Grecque, on y réunit l’élite égyptienne pour la convertir à la culture du roi. On a la fondation de la bibliothèque sous deux entités : le mouseum : le temple des muses, plus grosse partie de la bibliothèque ; et le Sérapeion qui fait le lien entre la culture égyptienne et la culture grecque. Ptolémée utilise ces bibliothèque pour attirer les savent, les lettrés… pour faire le lien entre les cultures.

Jeanne.W

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